Documentaire 56'
Festival Visions du Réel, Nyon, Section "Les Helvétiques"
Diffusion sur TSR2 le 14 mai 2007 à 21h25
A l'heure où le cinéma suisse tente de repenser son futur, il semble important
de revenir sur l'œuvre considérable d'un des "fondateurs" de la cinématographie
helvétique et un des inspirateurs de la première loi sur le cinéma, Alain Tanner.
Mais ce "retour" sur une œuvre qui, de la fin des années 50 à aujourd'hui n'a eu
de cesse d'explorer "l'ici et le maintenant" n'a rien de biographique ni d'hagiographique.
Au contraire, à travers l'exploration des thèmes qui ont conduit son cinéma, il
s'agit avant tout de se reposer des questions qu'on ne se pose guère plus. Elles
sont trop nombreuses pour les lister ici, mais citons-en quelques unes: Quelle
est la différence entre le "public" et le "spectateur"? Où sont passés la lenteur et
le silence? Qu'est-ce que le désir? Où les utopies ont-elles disparu? En quoi la
distance et l'humour sont choses nécessaires?
Autant de questions dérangeantes mais sans doute nécessaires dans le climat
actuel. Et autant de questions que la nouvelle génération est sans doute enfin prête
à réentendre. Quite à y apporter ses propres réponses, forcément différentes
des réponses apportées "autrefois".
Présenté sous forme de chapitres thématiques qui composent le récit d'une vie
"en cinéma", ce film documentaire est aussi l'occasion pour Pierre Maillard, cinéaste
d'une génération "intermédiaire" (il avait 15 ans en 1969, date de sortie de
Charles Mort ou Vif) de redire combien l'œuvre d'un Alain Tanner, obsédé par la
transmission d'une "flamme de résistance", a été et reste fondatrice, féconde
et vivante.
|